La Bohème

Nos premiers pas en Colombie 

Juste une précision, oui, le dernier article à propos de Voyage Privé est un poisson d’avril et non nous n’avons pas encore décidé de vendre notre âme au diable. Notre ligne éditoriale restera libre, indépendante et légère jusqu’à nouvel ordre. A tous ceux qui ont essayé le code promotionnel “JULOCHE” sur l’application Voyage Privé. Merci

Bogotá 

En bref, nous sommes arrivés à Bogotá en short et complètement déconnectés de la réalité. Nous comprenons à présent ce qu’est une “saison des pluies” dans une ville à 2600 mètre d’altitude (la troisième capitale la plus haute du monde). 

Pluies torrentielles, froid et ciel gris nous attendaient. Bizarre de ressortir les pantalons, vestes et capuches pour ce city break à Bogotá. 

Pour ces deux nuits, nous logeons chez Laura, amie de nos copines Ari et Ibti en France. Nous sommes accueillis comme des rois et rencontrons les amis colombiens et équatoriens de Laura pour une soirée maison au top.

Nous enchainons musées (le musée Botero est gratuit et le musée d’or gratuit seulement le dimanche), bonnes bouffes (notamment l’Ajiaco- une soupe bien revigorante avec ce temps) et tour touristique à vélo avec Laurent, franco-colombien, lui aussi ami d’Ari et Ibti rencontré a Paris à Nouvel An. 

Beaucoup d’arepas

Mona Lisa selon Botero

Trésors restés en Amérique

Le tour a vélo est un grand moment bien qu’il s’achève sous des torrents d’eau. 

Le samedi soir nous avons le plaisir d’aller prendre des bières avec deux copains “frisbee” colombiens connus à Barcelone il y a des années. Juste génial de pouvoir partager des souvenirs communs et d’avoir leur vision de la capitale colombienne.

Avec Jairo et Milton

Notre impression de Bogotá n’est forcément que très superficielle puisque nous n’y avons passé que deux jours… pluvieux. 

Cela dit, nous avons été impressionnés par la gentillesse des gens et leur incroyable sens du service (dans la rue, au resto, dans les taxis…). Clairement Bogotá n’est pas une jolie capitale (surtout sous la pluie) mais on sent qu’elle a beaucoup à offrir et la sympathie des gens a clairement rendu le week-end beaucoup plus agréable. 

Nous aimerions y revenir et monter sur les hauteurs de la ville pour profiter des vues. Peut être sur le chemin du retour ! À présent, il est temps de nous envoler vers la côte Caraïbes pour un nouveau volontariat. 

Riohacha 

Nous avions été prévenus. Riohacha dans la région de la Guajira n’a pas beaucoup à offrir.

À vrai dire, vraiment vraiment pas grand chose. 

Naïfs et optimistes que nous sommes, nous étions juste heureux d’avoir nos 15 jours de logement sans frais et un bon point de départ pour explorer les environs. Nous étions aussi contents de poser nos sacs pour 15 jours et de reprendre une petite routine. Cependant, tout ne fut pas si simple et nous avons rapidement eu à cœur de trouver un moyen d’écourter notre séjour…


Pourquoi et comment nous sommes nous lancés dans ce projet ? 

La page internet workaway permet de trouver des projets offrant le logis et parfois le couvert en échange de quelques heures quotidiennes de travail. 

Le seul projet qui nous a répondu jusqu à présent est un Hostal au Nord Est du pays. Personnellement moins intéressée que Rory, je me prends au jeu en me disant que cela sera un excellent moyen de nous immerger dans la culture colombienne, de rencontrer des gens, de vraiment bien connaître la région et la ville et d’économiser de l’argent ! 


L’hostal

L’hostal est super propre, bien tenu et à d’excellentes recommandations partout sur internet. Les gérants, très sympas et accueillants sont un couple de trentenaires colombiens dans la région depuis des années. Karime est enceinte de 5 mois et n’arrête pas une seconde malgré sa grossesse à risque et John essaye d’aider autant que possible. Le bar de l’hostal est petit mais mignon et accueille aussi bien les locaux que les clients de l’hostal. Les employés de l’hostal sont super sympas et nos tâches étaient plutôt basiques : préparer le buffet du petit déjeuner le matin, préparer les cocktails et servir au bar le soir, assurer des permanences en réception et parfois aider au ménage… 

Pas forcément négatif en somme mais tout cela c’est sans prendre en compte l’endroit et notre contexte de vie…

Avec les boss

Mon chouchou : Luis de Barranquilla 


Les gros inconvénients 

1) L’hostal est situé dans le centre ville de Riohacha (et non pas en bord de mer !), une petite ville bruyante, sans charme où les gens ne sont franchement pas très sympas. C’est d’ailleurs assez perturbant après des mois de voyage d’atterir dans un environnement bien plus hostile et difficile d’accès que la plupart des endroits où nous avons eu la chance de poser les pieds. 

Ou pas…

2) Riohacha n’ayant que très peu à offrir, les backpackers y passent une nuit avant de partir vers le Cabo de la Vela et Punta Gallinas. En gros, Riohacha est le passage presque obligé pour passer une nuit avant de partir vers le désert au petit matin. Du coup, la grande majorité des clients fait un passage éclair dans l’hostal et ne reste pas. Il est donc très difficile pour nous de nouer des liens.

3) Porte d’entrée vers le désert. Hostal de centre ville. Chaleur étouffante dans la région. PAF. Tous les éléments sont réunis pour crever de chaud dans l’hostal. Le ventilateur brasse l’air chaud de notre chambre et je suis de loin celle qui a le plus souffert de la chaleur ! Heureusement que le blender existe et que les fruits en Colombie sont divins. Nous avons pu nous désaltérer voire nous réhydrater régulièrement avec jus, smoothies et autres cacaos glacés. 

Je suis devenue experte. 

Cacao bananes et glaçons mixés. En mode survie. 

4) Les nuisances sonores : l’autre gros problème de cette fichue ville. Système D hybride assez intéressant à mi chemin  entre Uber et Blabla Car, les locaux sont presque tous “colectivos” et proposent de vous déposer n’importe où en ville pour l’équivalent de 50 centimes d’euro. Le problème est qu’ils klaxonnent en permanence les piétons pour leur signaler leur présence et leur disponibilité. Pratique pour se déplacer mais l’enfer selon moi étant donné mon intolérance légendaire pour le bruit. Pour couronner le tout, la musique à fond est une institution ici. Je parle de postes de radios tellement poussés à fond qu’ils en grésillent, de playlists qui se répètent à longueur de journée et de son saturé et poussé tellement fort par le voisin qu’il est difficile de s’entendre dans le patio de l’hostal ! J’ai vraiment eu du mal. 

5) L’insécurité n’est pas non plus la meilleure facette de notre petite ville. Étant donné la situation politique compliquée et complètement injuste dans laquelle se trouve le Vénézuela voisin, nombreux sont les vénézueliens qui passent la frontière illégalement pour trouver une vie meilleure ou se dédier à la contrebande, le vol à l’arrachée ou armé. La petite anecdote veut que le volontaire belge arrivé avant nous se fit menacer de jour par un flingue et voler son portable à 20 mètres de l’hostal. Charmant. Nous sortons sans rien et constamment sur nos gardes. 

Au final, rien à déplorer si ce n’est que nous apprendrons plus tard que l’une des nouvelles volontaires se fit arracher son sac par deux mecs à moto dès le deuxième jour. Charmant. 

Essence de contrebande ramenée du Vénézuela

Il nous a fallu un peu de temps pour réagir (la première semaine) et pour nous rendre compte que si Riohacha n’a guère à nous offrir si ce n’est son marché et son artisanat Wayuu qui est sublime, les environs peuvent être bien plus réjouissants. 

Sacs Wayuu

Camarones 

Un pêcheur… 

Un très jeune pêcheur

Petit village de pêcheurs au bord d’une lagune pleine de flamands rose à 20 minutes en voiture de Riohacha.

Juste avant leur envol

Un petit pote pas comme les autres

Quelle bonne idée d’aller s’y perdre. Nous aimons les gens, l’ambiance afro totalement décontractée, les poissons grillés et les bières sur la plage. 

Quel plaisir de trouver un endroit agréable, sans bruit où j’ai pu constituer une nouvelle équipe de frisbee junior puis faire la lecture de “Cien años de soledad” de Márquez aux enfants pendant que Rory, lui, roupillait à l’ombre. Blague à part, les gosses sont ici complètement livrés à eux mêmes et ce sont des ribambelles d’enfants qui jouent dans l’eau sans la présence d’un seul adulte. Vraiment surprenant et perturbant surtout en comparant avec nos manières de sur protéger les enfants en Europe. 
 

Palomino


Palomino nous avait été recommandé par nos amis mexicains qui l’assimilèrent à Mazunte sur la côte Pacifique mexicaine. 

Ambiance hippie décontractée, petits restos mignons servant aussi bien spécialités locales que mets végans, petit marché slow food, cocktails en bord de mer et longue plage magnifique. Là encore, beaucoup plus à notre goût que Riohacha. Nous y reviendrons forcément. 


Mayapo 

Sublime plage où nous emmènerons les nouveaux volontaires français Alicia et Valentin et leur acolyte de voyage Arnaud. Ces derniers sont arrivés un jour plus tôt que prévu pour assurer la transition à l’hostal et nous avons envie de leur faire aimer le coin. Nous sommes nous mêmes  ravis pour deux raisons. La première est que nous avons enfin le petit groupe sympa que nous espérions rencontrer à l’hostal depuis le début mais également car cela signifie notre proche liberté ! 

Mayapo est un coin tranquille, isolé où le typique poisson grillé (pargo) est là aussi accompagné de son éternel riz à la noix de coco (délicieux), patacon (banane plantain écrasé en galette et frite) et petite salade. 

Coucher de soleil à Mayapo

Nous sommes bien contents d’avoir annoncé à Karime et John plusieurs jours auparavant que nous devions impérativement quitter Riohacha pour partir vers le Cabo de la Vela avant le début de Semana Santa (vacances de Pâques). Bonne ambiance puisque ces derniers proposent d’organiser un barbecue de départ. Chacun apporte une contribution et c’est une bonne soirée entre anciens volontaires et nouveaux volontaires si on oublie l’énorme coup de chaleur que j’ai fait en début de soirée. 

Dernière soirée à l’hostal 

C’est donc le jeudi matin  tôt (5 jours avant la fin officielle de notre volontariat) que nous partirons vivre de nouvelles aventures… 

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This entry was written by pouloche and published on April 7, 2017 at 11:46 pm. It’s filed under Francais and tagged . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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