La Bohème

Cabo de la Vela et Punta Gallinas

Après 11 jours de volontariat sous une chaleur écrasante, pourquoi ne pas partir… dans le désert. 

Nous voici partis vers Cabo de la Vela puis Punta Gallinas, au “presque extrême nord est” de la Colombie. Terre aride où vivent les Wayuus. 

Certains se sont lancés dans le tourisme et vivent plutôt bien mais l’immense majorité continue de vivre isolée, en petits groupes dans les endroits les plus secs et les plus tranquilles possibles. De nombreux enfants tendent des cordes voire des chaînes de vélo (plus dissuasif) sur les chemins de terre pour arrêter les voitures et réclamer quelques pièces, quelques sucreries ou biscuits. Des “péages” qui se succèdent. Parfois des dizaines d’affilé. Certains gosses sont hauts comme trois pommes et depuis notre 4*4, on devine des conditions de vie très précaires dans ces pauvres bicoques où eau courante (dans le désert !?) et électricité n’existent pas. 

Cabo de la Vela

Parfois la vie de voyageur est vraiment belle, tout est fluide et les rencontres sont de véritables cadeaux. Ce voyage vers Cabo de la Vela nous a gracieusement offert Alba. 

Alba, trentenaire, est Barcelonaise et voyage seule en Colombie durant un mois et demi. Il s’agit là de sa dernière étape du voyage. C’est très naturellement qu’elle deviendra notre super acolyte durant ces 4 jours. 
Arrivés tous les trois au Cabo de la Vela, nous nous rendons chez Rodrigo qui loue des chinchorros de toutes les couleurs (gros hamacs). Ce personnage lui aussi haut en couleur nous a été vivement recommandé par notre équipe de l’hostal à Riohacha. Nos chinchorros installés, nous rencontrons tout de suite un nouvel espagnol, Marco, un marin en vacances en Colombie pour le mois et qui profite des conditions idéales du Cabo pour le Kite surf. 

Tout s’annonce plutôt bien.

Dès lors, nous enchaînerons les nouvelles rencontres, les bières, couchers de soleil, siestes dans les hamacs, sorties en moto vers les plus belles plages, homards grillés, jus de fruits frais et arepas de toutes sortes. Deux jours et deux nuits mémorables. 

L’envers du décor est que les femmes (et donc par extension leurs enfants) qui vivent dans des conditions très précaires vivent essentiellement de la vente de leur artisanat. Quand elles ne tissent pas, elles s’occupent de toutes les tâches domestiques et bien sûr des enfants. 

Nous sommes donc alpagués par de nombreux enfants et parfois leurs mamans (toujours les mêmes puisque ils descendent quotidiennement des communautés voisines) qui nous vendent bracelets et sacs Wayuus. Les couleurs et le travail sont comme toujours sublimes mais il est très difficile de collaborer avec tous surtout qu’ils sont tous concurrents. Nous apprendrons aussi à nos dépends que chaque chose laissée sans surveillance dans le hamac et non dans les casiers de la cabane de Rodrigo est susceptible de disparaître (une ceinture, les tongs de Rory et mon sac à viande en soie pour cette fois). 

Francesca

Coucher de soleil au Cabo

Dès le premier jour, un groupe “Union Européenne” a pris forme (Allemagne, France, Irlande, Espagne et Italie) et nous partons à présent tous ensemble vers Punta Gallinas ! 

Allemagne, France, Espagne, Irlande et Italie

Punta Gallinas

On prononce “pé o plé”



Notre chauffeur a une voiture toute pourrie mais vraiment tellement pourrie qu’il est difficile de la décrire. L’intérieur est tellement défoncé et vétuste que nous craignons un peu de ne jamais arriver à destination. Mais la voiture et nous mêmes tenont le coup et après un départ assez folklo à 5h du matin, 3h30 de route sur des chemins défoncés à travers le désert et ses paysages magnifiques ainsi que de nombreux passages de “péages”, nous voici arrivés au fameux bateau qui nous permet de rejoindre “plus vite” la pointe. Heureusement le moral de l’équipe est bon et nous sommes tous pressés de découvrir les lieux. 

Arrivés sur place avec Alba, Marius et Alessandro, nous comprenons vite que notre logement sera aussi le lieu de nos repas et le point de départ du “tour” qui nous permettra de découvrir les lieux touristiques du coin. Pas franchement comblés car nous préférerions être plus indépendants et libres de manger, prendre nos jus et nous balader où bon nous semble mais ce n’est pas du tout possible ici. Il n’y a RIEN aux alentours et nous ne pouvons que nous contenter de suivre les groupes. 

Rory, Alba et Alessandro

L’endroit où nous logeons est très basique voire un petit peu moche mais la nature aux alentours est superbe et la dune du pilat version Caraïbes est tout simplement magique. Le frisbee pourra dire qu’il a volé dans des endroits de rêve. 

Heureusement les chinchorros sont superbes

Descente de la dune avant d’atterrir dans la mer

Midi et soir, poissons locaux, homards et ragoût de chèvre sont au menu. L’ambiance est très cantine mais nous avons notre petit groupe et sympathisons très vite avec la serveuse colombienne “Georgette” de 17 ans. Je n’ai toujours pas compris d’où ses parents ont sorti ce prénom.

Ambiance Summer Camp lorsque nous sommes au camp de base. Nous nous prenons, bien que sceptiques, très vite au jeu. 

Nous avons été informés de l’existence d’un autre logement du même style mais en mieux. Plus cher selon notre chauffeur et clairement pas l’endroit où il comptait nous emmener puisque même en insistant, nous n’avons pas réussi à le faire changer de spot. 

Sur le chemin de la plage…

Quoi qu’il en soit, après un lever avant 5h du matin, des heures de voiture sur des routes défoncées à 6 dans une voiture pourrie sans clim, des fous rires, des heures à la plage, du frisbee, de la marche, un coucher de soleil inoubliable et des gros plats de poisson, nous sombrons exténués dans nos hammacs à 22h.

Lever 6h le lendemain pour reprendre le petit bateau puis la route et rejoindre Uryvia, la capitale indigène, dans cette voiture pourrie qui une fois de plus a tenu le coup ! 

Arrivés sains et saufs à Uryvia, nous dévorons des arepas aux œufs et au fromage et un jus divin de “tomate de arbol”, mon nouveau fruit favori puis nous nous endormons tous dans le taxi qui nous ramène à Riohacha. 

Retour à l’hostal où nous bossions, accompagnés d’Alba, pour récupérer nos affaires et nos sacs, tout raconter à Luis notre collègue préféré et retrouver les volontaires Valentin et Alicia qui nous succèdent depuis 3 jours. 

Énorme coup de pouce d’Alba qui rentre à Bogotá puis à Barcelone le lendemain et emporte dans son sac à dos presque tout le petit artisanat que nous avions acheté au Mexique, Guatemala et à présent en Colombie. Tout devrait donc nous attendre à la maison. Le BONHEUR car nos sacs sont clairement trop petits pour pouvoir transporter ces beaux souvenirs trop longtemps. 

C’est le moment de dire aurevoir à certains et de partir avec les français vers Palomino pour deux nuit de fête et de relax. En effet, dès le sur lendemain nous attend un nouveau volontariat en pleine nature dans les environs. Pas question de passer les vacances de Pâques (la célèbre Semana Santa ici) à faire du tourisme car tout est très très fréquenté, nous préférons partir vers le calme dans la Sierra…

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This entry was written by pouloche and published on April 10, 2017 at 4:19 pm. It’s filed under Francais. Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

3 thoughts on “Cabo de la Vela et Punta Gallinas

  1. Ou lá lá! Vous avez affiné tous le deux, ou quoi ?

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  2. oui.

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