La Bohème

Porte d’entrée vers l’Indonésie : Bali

Notre aventure asiatique se poursuit assez loin puisque nous sommes à présent en Indonésie.

Archipel immense qui compte plus de 17000 îles (on a du mal à savoir et nombre d’entre elles n’ont même pas de nom), 4ème pays le plus peuplé au monde et également la communauté musulmane la plus importante du globe. L’Indonésie c’est aussi un mélange complètement dingue de religions, de langues et dialectes et une histoire façonnée par une colonisation portugaise, hollandaise puis même japonaise durant la seconde guerre mondiale. 
Au vu de la saison des pluies dans le reste de l’Asie du Sud Est, la bonne idée en ce début juin semble donc de nous diriger vers l’Indonésie où la saison devrait nous être plus favorable. 

Notre plan est de nous retrouver à Bali, centre touristique névralgique de la région avant qu’il ne soit (trop) envahi par les australiens et les européens dès le mois de juillet. 

Quand on pense à Bali, on imagine, et à raison, des rizières en terrasse, des temples magnifiques, des gens attachants et souriants, une ambiance zen, des plages et des spots de surf magnifiques. Mais Bali, c’est aussi le tourisme de masse, des zones hyper développées comme autour de Kuta et des plans à touristes et autres tours opérateurs à la pelle. 

Nous déciderons pour notre part de ne pas passer plus d’une grosse semaine sur l’île des dieux ou celle que l’on appelait auparavant (il y a 40 ans) l’île des femmes aux seins nus selon un voyageur français, prof de maths retraité, rencontré quelques semaines plus tard. 

Clairement cela a beaucoup changé. 

Arrivée seule à l’aéroport de Denpasar à 3:30 du matin.

Je me rends directement vers un Hostal tout neuf mais sans âme en périphérie d’Ubud. Impossible d’ouvrir la porte du dortoir, je me retrouve donc surclassée à l’étage du dessous dans une immense chambre privée avec vue sur la piscine et les rizières de l’autre côté. Il est 4h du matin. Je ne cherche pas à comprendre et m’écroule. Le massage Balinais du lendemain sera salvateur. 

Après l’arrivée de Rory, nous prenons doucement nos marques dans ce nouveau pays inconnu. Bien que nous ayons eu à cœur de ne pas visiter de trop nombreux pays, chaque nouvelle destination est forcément un nouveau départ. Nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelle cuisine, nouvelle culture, nouvelle logique. Un gros bouleversement à chaque fois. 

Ubud

Centre spirituel de Bali, la ville (qui fut jadis un village) est pleine de temples, d’offrandes et d’odeurs d’encens. Ah oui et un énorme Starbucks aussi. Malgré un certain désenchantement, on comprend assez bien pourquoi Bali est si visité et comment l’île a vu croître sa notoriété. 

Offrandes aux dieux

Très vite nous louons un scooter et décidons de rester en périphérie d’Ubud, bien contents d’être à l’abri du bruit, des américains, australiens ou autres chinois et leurs frapuccinos Starbucks et de payer un prix dérisoire pour nous loger dans notre grande chambre Balinaise. 
Une des premières expériences bien toutou de ce séjour à Bali fut d’aller rendre visite aux singes de la forêt d’Ubud. Après les macaques mexicains, guatemaltèques, colombiens et japonais, nous voilà face aux macaques indonésiens. J’hésite à publier une galerie photo spéciale macaques. 

Ces petits voleurs vivent en liberté dans la forêt sous les yeux curieux des touristes. Certains parmi ces derniers (les touristes pas les macaques) ne savent pas lire et amènent de la nourriture dans leurs sacs malgré les recommandations. Du coup c’est divertissement assuré pour nous puisque les singes les repèrent direct et les agressent littéralement pour s’approprier un paquet de chips ou un malheureux cookie. Parfois ils viennent juste par curiosité ou pour essayer de s’emparer d’une casquette ou d’une paire de lunettes.

Les Balinais vendent aussi des bananes pour ceux qui voudraient nourrir les singes… de leur plein gré. 


Tampaksiring

Après quelques hésitations, nous décidons de réserver un vol direct pour Maumere à l’est de Flores et de passer le reste de la semaine chez un couple de retraités Balinais : Aji et Ibu. 

L’art de voyager léger 

Petit déj chez Aji et Ibu

Un de leurs fils travaillant dans l’hôtellerie au centre d’Ubud, il a eu la bonne idée d’inscrire Papa et Maman sur Airbnb pour qu’ils continuent d’être stimulés et reçoivent des touristes dans les chambres vides des enfants devenus grands. Aji est l’ancien directeur de l’école et parle relativement bien anglais pour un homme de son âge. 

Family portrait

Nous passerons plusieurs nuits chez eux à lire, écrire et discuter avec Agi (Ibu est trop mignonne mais ne dit pas un mot). La maison est belle et constituée de plusieurs ensembles ouverts non connectés les uns aux autres. Un espace chambre, un espace cuisine, un temple etc… Nous profiterons aussi de notre scooter (nous sommes venus jusqu’à Tampaksiring en scooter depuis Ubud) pour explorer les temples et rizières de la région. 



Les temples autour de Tampaksiring
 


Tirta Empul

Quelques rupiah pour un sarong, un peu de courage et l’aide des fervents hindous présents sur place et nous voilà dans les fontaines du célèbre et vénéré temple Tirta Empul à nous purifier et nous protéger (des mauvais rêves par exemple) fontaine après fontaine, frôlés par la fumée des encens. Chaque fontaine a une signification. Les Balinais, tous adorables et souriants nous ont guidés dans la marche à suivre. 

Le temple Gunung Kawi

Sculpté dans la pierre, ce temple est absolument magnifique et très différent de ce que nous avions vu jusque là. 
Ici aussi il n’est pas possible de rentrer dans le temple sans un sarong. Hommes comme femmes. Certains temples sont interdits aux femmes et certains juste quand elles ont leurs règles (c’était le cas du temple privé dans la maison d’Agi et Ibu). 

Pura Mengening

Même réflexion qu’à Kyoto quelques semaines auparavant. Ici aussi les bus et autres vagues de touristes sont tous orientés vers les mêmes endroits et certains autres sites sont pour leur part déserts. C’est le cas de Pura Mengening et de ses sources. Pas compris. 

Canggú

Notre dernière nuit avant le vol vers Maumere à Flores, nous décidons de la passer moins loin de l’aéroport pour minimiser les coûts et les temps de transport. Nous choisissons Canggú plutôt que Kuta qui nous a été décrit comme un enfer touristique. Canggú est un spot de surf assez hipster où les boutiques et autres restaurants s’alignent le long d’une route sale et bruyante. La plage est belle et parfaite pour jouer au frisbee et le coucher de soleil fut magnifique. 

Le gros coup de chance de ce soir là fut de passer au bon endroit au bon moment puisqu’un nouveau restaurant faisait sa soirée d’ouverture et nous avons donc été conviés à dîner gratuitement. On aime bien ça la bouffe gratuite. 

Alien balinais

Départ pour Flores le lendemain matin pour au moins 3 semaines. Suite au prochain épisode. 

Selamat jalan ! 

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This entry was written by pouloche and published on June 16, 2017 at 2:45 pm. It’s filed under Francais and tagged . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

One thought on “Porte d’entrée vers l’Indonésie : Bali

  1. Dany on said:

    Ok pour la suite , visualisation la veille du départ en Corse ( plus classique ! ) et c’est encore magnifique et totalement dépaysant ! Magnifiques photos .
    Bonne suite et bisous .
    Papa Dan.

    Liked by 1 person

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