La Bohème

Flores, la vie à l’est de l’île 

Vol sans encombre depuis Bali. Nous voici à l’est de l’île de Flores. 
Touristes presque inexistants dans l’avion, un seul avion (le notre) sur la piste d’atterrissage. On aime cette entrée en matière. 

Littéralement assaillis par les chauffeurs de taxi à la sortie (ah ça oui, on se fait toujours repérer, allez savoir pourquoi) nous voici tant bien que mal en chemin vers notre nouvelle maison “Lena House”. Nous ne savions pas encore que nous nous y sentirions si bien que nous y passerions les 8 prochains jours. 

Pourquoi sommes-nous si bien “posés” à Lena House ? 

Soyons honnêtes, bouger continuellement et défaire et refaire notre sac (même petit) trop souvent n’est pas du tout à notre goût. On aime sentir que l’on prend nos marques et nos habitudes. Bonne nouvelle, notre petite cabane en bord de mer à tout pour nous plaire et pour y poser nos sacs à dos. 

Nous avons même deux magnifiques visiteurs geckos (lézards tropicaux) qui passent toutes leurs nuits dans la cabane. Je ne sais toujours pas pourquoi mais Rory a tenu à les rebaptiser Oriane et Sophie et avait toujours un mot pour elles chaque soir. J’ai arrêté d’essayer de comprendre. 

Sophie ou Oriane ?

Oriane ou Sophie ?

Tenu par Didakus et sa femme, Lena House est divisé en deux parties. Nous sommes dans la deuxième partie ce qui veut dire que nous venons prendre nos repas en bateau à marée haute et à pied à marée basse. Il y a des habitudes qui égayent vraiment le quotidien. 
De ces traversées en bateau, je retiendrai les sublimes ciels étoilés avec la voie lactée bien visible, le plancton bioluminescent bleu scintillant que nous n’avions pas vu depuis Chacahua au Mexique, les poissons qui sautent autour du bateau et le sourire de “Captain Saïd“. 

Seuls certains membres de la famille étendue (cousins, oncles, neveux…) parlent bien anglais mais tout le monde est tellement sympa que l’on communique allègrement avec tous. 

Nos activités sur place

A part prendre nos repas, lire, faire la sieste et regarder les couchers de soleil et discuter avec les gens, nous avons aussi bougé un petit peu. 


Escalader le mont Egon

Depuis l’ascension du Teide à Tenerife en 2011, j’ai un faible pour les volcans. Et s’ils sont actifs et que du souffre en émane, ils sont encore plus à mon goût. Avec notre compagnon d’un jour Fabien, rencontré autour de la grande table où nous prenons tous nos repas, nous partons donc avant 6h du matin pour l’ascension du volcan Egon que nous admirons habituellement depuis la mer. 3 heures plus tard, nous voici chahutés par le vent froid, les nuages blancs et les odeurs de souffre. On ne voit rien. Rory pense même que nous ne sommes pas encore arrivés au sommet. 

Nous nous cachons derrière des rochers pour reprendre des forces et nous protéger un peu du vent qui nous glace les os. 

Mère Nature a pitié de nous et chasse une partie des nuages pour nous offrir des vues spectaculaires sur le cratère. 

Nous profiterons de ses fumeroles à l’odeur d’œuf pourri pour nous réchauffer. 



Renouveler notre visa indonésien

Nous savons depuis le début que nous n’aurons pas assez des 30 jours qu’autorise notre visa en Indonésie. Le pays est trop grand et nous préférons nous laisser du temps. Nous devrons donc faire les charmantes démarches administratives auprès des autorités indonésiennes. Départ en scooter vers le bureau d’immigration de Maumere accompagnés de nos compagnons hollandais, rencontrés eux aussi autour de la grande table communautaire. 

Notre grande chance est de le faire dans un endroit peu fréquenté par les touristes car nous avions été prévenus des délais complètement hallucinants à Bali par exemple. Nous ne perdrons de notre côté que deux demi journées et n’attendrons que 3 jours pour obtenir le précieux tampon (de justesse avant le début des vacances du ramadan). C’est parti pour 60 jours en Indonésie et un selfie avec la fille en charge de nos dossiers. 


Partir une journée en bateau

Avec nos acolytes hollandais Julisca et Gijs, nous avons maintenant une nouvelle équipe et pouvons donc organiser un trip en bateau vers les îles au large de Lena House pour admirer le corail et son incroyable biodiversité. Sans conteste le meilleur snorkeling de notre vie.

(Merci à Julisca pour certaines des photos sous marines) 

Aller au marché en scooter pour les barbecues

Invités à participer à un barbecue un de nos premiers soirs par un petit groupe de trentenaires voyageurs français, nous réitérerons l’expérience plusieurs fois. Les sorties aux marchés au poisson des alentours sont toujours folklos car on ne comprend absolument rien mais le combo poissons frais grillés et wok de légumes du soir est toujours une réussite. 

Road trip vers Larantuka

Trop heureux d’avoir rencontrés Julisca et Gijs, nous n’avons pas de plan précis ni de date butoire (si ce n’est la fin de notre visa le 6 août) et décidons donc de les suivre dans leur Road trip direction la pointe est de l’île : Larantuka. 

Deux scooters loués auprès de la famille et nous voilà parti sur la Transflores, route unique qui traverse l’île jusqu’à la pointe Est. 

La route est magnifique et après un premier arrêt au grand marché local du samedi, nous arrivons enfin à Larantuka, petit port à l’influence portugaise où nous mangerons le meilleur gado-gado depuis notre arrivée en Indonésie pour la modique somme de 90 centimes (légumes bouillis, riz, œufs, tempé et sauce piquante à la cacahuète). 

Larantuka n’est pas une belle ville et il est galère de s’y loger. Enfin ça dépend des critères. Nous avons sûrement visité les chambres les plus glauques depuis le début de notre trip mais avons bien compensé dès le soir même autour de jeux de société, bières (que nous avons eu beaucoup de mal à trouver) et plats ultra épicés. 

Le lendemain nous sommes debout aux aurores pour prendre le ferry vers une île encore plus à l’est. Pas de bol. C’est le dernier dimanche avant la fin du ramadan et il y a un rassemblement musulman dans le port. Non seulement nous ne pouvons pas y rentrer mais en plus nous apprenons que le capitaine du ferry étant lui même musulman, nous ne pourrons pas partir ce jour là. Peut être demain ? 

Il faut savoir que si Flores est majoritairement catholique (influence des colonisateurs portugais), les mosquées et les églises se côtoient et il est courant de se voir questionner sur notre religion. Juste comme ça, pour savoir. 

La cathédrale de Larantuka

Mosquée sur le route de Maumere

Assis à la sortie du port, un peu perplexes quand à notre programme, nous décidons de rester à Larantuka et de partir faire de la plongée masques et tubas dans des récifs coralliens recommandés la veille par un anglais expatrié à Larantuka. Mais voilà, la cérémonie s’achève et les 4 blancs becs se retrouvent bientôt au centre de l’attention.

Les enfants atterrissent sur nos genoux on ne sait comment, les gens font la queue pour leur photo et c’est ainsi que nous ferons notre meilleur photo Book du voyage. Le programme attendra ! 

De retour à la maison pour une nuit. Nous apprécions de nouveau toutes ces petites choses que nous avions tant aimées à Lena House et nous nous préparons à quitter l’est pour entamer la traversée de Flores vers l’ouest. 

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This entry was written by pouloche and published on June 26, 2017 at 3:55 pm. It’s filed under Francais and tagged . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

One thought on “Flores, la vie à l’est de l’île 

  1. Que du bonheur , c est magique tout cela !!
    Papa Dan.

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